Le flyer est-il mort ? La fin du prospectus jeté, et le print qui marche encore à Valenciennes
Combien de prospectus avez-vous jetés cette semaine sans même les lire ? Sans doute la pile entière. Vous n’êtes pas seul, et c’est exactement le problème du flyer distribué en masse dans les boîtes aux lettres : il finit le plus souvent à la poubelle, parfois avant d’être entré dans la maison.
La réglementation pousse dans le même sens. L’expérimentation « Oui Pub », qui inversait la logique (on ne reçoit des prospectus que si on l’a demandé via un autocollant), s’est arrêtée en 2025. Le « Stop Pub » redevient la règle partout, et une proposition de loi veut carrément généraliser le « Oui Pub ». Bref, le prospectus jeté en masse a du plomb dans l’aile.
Alors, le flyer est-il mort ? Non. Mais il faut arrêter d’en faire n’importe quoi. Voici ce qui ne marche plus, et ce qui marche encore.
Ce qui change, en clair
Petit rappel pour ne pas confondre les deux logiques.
Le Stop Pub, c’est l’autocollant qui existe depuis 2004 : tant qu’on ne le colle pas, on reçoit les prospectus. Le Oui Pub, testé dans quelques territoires, inversait tout : par défaut, plus de prospectus, sauf si on collait un « Oui Pub » pour en demander. Autant dire que ça vidait les boîtes aux lettres.
L’expérimentation Oui Pub est terminée, et on est revenu au Stop Pub sur tout le territoire. Mais le sujet n’est pas clos : une proposition de loi veut généraliser le Oui Pub. La tendance de fond est claire, et elle ne joue pas en faveur du prospectus distribué à l’aveugle.
Une chose, en revanche, ne change pas et beaucoup l’ignorent : distribuer une pub non adressée dans une boîte qui porte un Stop Pub est déjà interdit, et ça vaut pour les particuliers comme pour les entreprises. Le faire, c’est risquer une amende, et surtout agacer pile les gens qu’on voulait séduire.
Vik : « Mettre un flyer dans une boîte “Stop Pub”, c’est offrir des frites à quelqu’un qui a écrit “pas de frites” sur sa porte. Ça part mal. »
Le prospectus de masse, ça marchait vraiment ?
Soyons honnêtes, même nous qui imprimons : le tract distribué par milliers à l’aveugle, c’était déjà un mauvais calcul bien avant la réglementation.
Le taux de retour d’un prospectus toutes-boîtes est minuscule. Vous payez l’impression de milliers d’exemplaires, la distribution, et la quasi-totalité finit en boule de papier deux rues plus loin. C’est cher, c’est mal vu, et ça abîme votre image autant que ça la sert. On le disait déjà dans notre guide du flyer : le problème n’est presque jamais le flyer, c’est l’usage qu’on en fait.
Donc non, on ne va pas pleurer la fin du prospectus jeté. Ce qui disparaît, c’est le gaspillage. Le bon flyer, lui, se porte très bien.
Le print qui marche encore (et même mieux)
Le papier n’est pas mort, loin de là. Il est juste redevenu ce qu’il aurait toujours dû être : un support qu’on donne, pas qu’on balance.
Le flyer remis en main propre, sur un marché, à un salon, au comptoir, dans le sac avec la commande : là, il est lu, parce qu’il y a un visage et un échange derrière. Le flyer en point de vente, posé près de la caisse, pris par quelqu’un qui s’intéresse déjà. Le flyer événementiel, pour une ouverture, une soirée, une porte ouverte. Et le print ciblé et qualitatif, un beau papier, une vraie création, distribué au bon endroit au bon moment, qui donne envie de garder plutôt que de jeter.
La règle est simple : moins de quantité, plus de pertinence. Un flyer bien pensé, donné à cent personnes intéressées, bat dix mille exemplaires jetés dans des boîtes hostiles.
Le clin d’œil : et si vous, vous en avez marre d’en recevoir ?
Petite confession : on imprime des flyers, et on grave aussi des plaques Stop Pub. Oui, les deux. Parce qu’on est pour la communication qui sert à quelque chose, pas pour le papier gaspillé.
Le Stop Pub en autocollant gratuit, ça fait le job, mais ça gondole, ça jaunit et ça finit décollé au bout d’un hiver. Nous, on grave une vraie plaque Stop Pub rouge et blanc, nette, durable, qui tient des années sur la boîte aux lettres et qui a de la tenue. C’est gravé au Labo Laser, dans la matière, donc ça ne s’efface pas.
C’est un petit produit, mais il dit bien qui on est : on ne pousse pas le papier pour pousser le papier. On préfère du print malin et des objets qui durent.
Vik : « On t’imprime de quoi te faire connaître, et on grave de quoi être tranquille chez toi. Cohérent ? On trouve aussi. »
En pratique
Que vous vouliez un flyer qui ne finit pas à la poubelle ou une plaque Stop Pub gravée, c’est le même atelier, à Marly.
Pour le print, on vous aide à viser juste : le bon format, la bonne quantité (souvent bien moins que ce qu’on croit), le bon support, et une création qui donne envie de garder le flyer. Pour la plaque Stop Pub, on grave en rouge et blanc, format boîte aux lettres, prête à coller. Dans les deux cas, devis gratuit sous 24h.
Basés à Marly, on travaille avec les commerçants et artisans de Valenciennes, Douai et Cambrai, jusqu’aux communes plus petites comme Saint-Amand, Le Quesnoy ou Bavay.
Le prospectus jeté en masse appartient au passé. Le print qui sert à quelque chose, lui, a encore de belles années devant lui. Reste à savoir de quel côté vous voulez être.
Sources
- Service-Public — Interdictions liées à la distribution de publicités — distribution interdite sur les boîtes avec mention de refus (Stop Pub)
- Banque des Territoires — proposition de loi sur le dispositif « Oui Pub » — fin de l’expérimentation et débat sur la généralisation
Un projet en tête ?
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