« Ce site n'est pas sécurisé » : la refonte complète d'un WordPress laissé à l'abandon depuis 2023
Le site n’existait plus nulle part en ligne. Pas de page d’accueil, pas même une erreur propre, juste un domaine qui ne répondait plus. L’activité avait été mise en pause il y a quelques années, et l’hébergement avec elle. Il ne restait qu’un vieux zip, l’export complet du WordPress, gardé de côté sur un de nos serveurs depuis qu’on en avait repris le suivi, avant la pause.
La cliente relance aujourd’hui son activité. On a rouvert cette archive, et plutôt que de rafistoler un dossier qu’on ne pouvait même plus visiter en ligne, on a choisi de repartir de zéro.
La cliente, c’est Stéphanie Brouillard, naturopathe certifiée à Hyères, dans le Var. Spécialisée en santé féminine, nutrition clinique et Kobido, ce massage japonais du visage. Elle n’est pas du Valenciennois, elle est à l’autre bout de la France. Et c’est justement ce qui vaut la peine d’en parler : on travaille aussi bien sur place, à Marly ou à Valenciennes, qu’à distance, avec la même rigueur.
Un WordPress figé dans le temps
Le site avait été construit entre 2021 et 2023 par une agence spécialisée dans le secteur du soin, avant qu’on en reprenne le suivi. Dans l’archive, il y avait un thème générique, pensé pour un usage bien différent de l’activité réelle. Une dizaine de plugins installés au fil des années, certains inutiles, d’autres carrément abandonnés par leurs développeurs depuis longtemps. Un menu qui s’écrasait sur mobile, du texte minuscule, des boutons difficiles à toucher avec un pouce.
Et bien sûr, plus aucun HTTPS actif depuis la mise en pause. Le petit cadenas qui signale une connexion chiffrée avait disparu avec le reste. Pas seulement une question de confiance visuelle : depuis 2014, la présence du HTTPS fait partie des signaux pris en compte dans le classement des résultats de recherche (Google Search Central). Repartir sans ce point réglé n’avait aucun sens.
Vik : « Un site laissé sans surveillance plusieurs années, c’est un drakkar remisé au sec sans entretien. La coque a l’air intacte de loin, mais le bois a déjà travaillé. »
Trier avant de reconstruire
Le seul point de départ, c’était donc cette archive. On a extrait les textes un par un, pour voir ce qui pouvait resservir tel quel, ce qui devait être remis à jour, et ce qui n’avait plus lieu d’être. Les avis clients accumulés sur la fiche Google (24 avis à 4,8) ont pu être conservés, c’est un actif qui met des années à se construire et qui n’a rien à voir avec le site en lui-même.
Le tri a aussi fait ressortir ce qui manquait dans l’ancien contenu : le DU de Nutrition Clinique, dix ans de pratique du Kobido, le parcours de préparatrice en pharmacie, grâce auquel elle intègre les traitements médicaux dans chaque recommandation. Des éléments de crédibilité réels, mais absents ou noyés dans l’ancienne version.
Repartir sur une base saine, pas sur un rafistolage
Réparer un WordPress vieillissant, c’est possible. Mais avec un thème obsolète, des plugins non maintenus et un contenu à revoir en profondeur, rafistoler aurait coûté presque aussi cher que reconstruire, pour un résultat encore fragile dans deux ans.
On a donc reconstruit le site avec notre approche habituelle : du code sur-mesure, sans base de données ni plugins à maintenir. Concrètement, ça veut dire un site qui charge en une fraction de seconde. Pas un détail de confort, un vrai facteur de conversion : selon les données de Google, plus de la moitié des visites mobiles sont abandonnées si une page met plus de trois secondes à s’afficher (Think with Google). Un site lent, ce sont des visiteurs qui repartent avant même d’avoir lu la première ligne.
Mobile first, pensé dès le départ

En France, le mobile capte aujourd’hui près de 80 % du temps passé sur Internet (Blog du Modérateur, données Médiamétrie 2025). L’ancien site avait été conçu pour un écran d’ordinateur, avec la version mobile ajoutée après coup, tassée pour rentrer dans un petit écran. Résultat : texte minuscule, colonnes écrasées, boutons impossibles à toucher sans zoomer.
Sur le nouveau site, on a inversé l’ordre de travail. Chaque page a d’abord été pensée pour un téléphone, avant d’être adaptée à un écran d’ordinateur, pas l’inverse. Ce n’est pas qu’une question de confort visuel : depuis juillet 2024, Google indexe et classe l’intégralité des sites à partir de leur version mobile, plus jamais de la version ordinateur (Google Search Central). Un site mal pensé sur mobile est pénalisé partout, y compris dans les résultats consultés depuis un ordinateur.
Vik : « On ne construit plus un bateau pour la rivière avant de le retoucher pour la mer. On le construit pour la mer direct, la rivière suit toute seule. »
Un SEO local soigné aux petits oignons
« SEO local », ça veut simplement dire : aider Google à comprendre qui propose quoi, où, pour qui recommander le bon professionnel au bon visiteur. Sur ce chantier, ça s’est traduit par des titres et descriptions de pages qui nomment clairement l’activité et la ville (naturopathe à Hyères, Var), des données structurées qui décrivent l’activité aux moteurs de recherche, et un maillage clair entre les pages de soins (naturopathie, santé féminine, Kobido) et les articles de blog.
Rien d’exceptionnel en soi. Mais c’est justement ce qui manquait sur l’ancien site : un thème générique ne raconte à Google ni le métier, ni la zone géographique, ni ce qui distingue une praticienne d’une autre. Le HTTPS remis en ordre, la vitesse de chargement retrouvée et cette structuration du contenu forment un ensemble. Aucun de ces trois éléments ne suffit seul.
Le même chantier, à Valenciennes comme ailleurs
Ce dossier venait du Var, mais le scénario est identique pour beaucoup de sites du Valenciennois. Un artisan de Marly, un commerçant de Saint-Amand-les-Eaux ou une profession libérale de Valenciennes qui a fait faire son site en 2020 ou 2021 se retrouve aujourd’hui dans la même situation : plugins qui traînent, thème dépassé, personne qui n’a plus la main sur les mises à jour. On a d’ailleurs détaillé ce que coûte vraiment un WordPress laissé sans entretien sur deux ans.
Qu’on soit à dix minutes ou à dix heures de route, la méthode ne change pas : reprendre le dossier, trier, reconstruire sur une base qui ne demande plus rien de particulier ensuite. On explique pourquoi on a fait ce choix technique plus en détail si le sujet vous intéresse.
Le test
Ouvrez votre propre site depuis votre téléphone. Regardez la barre d’adresse : cadenas présent ou avertissement rouge ? Zoomez sur le menu : les boutons se touchent-ils facilement du pouce ? Et le temps de chargement, ressenti à l’œil, sans chronomètre : est-ce que la page apparaît d’un coup, ou est-ce qu’on attend ?
Si une seule de ces réponses vous inquiète, ça vaut le coup d’en parler avant qu’un client tombe sur l’avertissement en premier.
On regarde votre site ensemble →
📞 07 44 44 86 13
Sources
- Google Search Central — HTTPS as a ranking signal — le HTTPS comme signal de classement, 2014
- Google Search Central — Mobile-first indexing — indexation 100% mobile depuis juillet 2024
- Think with Google — Mobile site load time statistics — abandon des sites mobiles lents
- Blog du Modérateur — Chiffres clés Internet, mobile et réseaux sociaux 2025 — part du mobile dans le temps passé en ligne en France (données Médiamétrie)
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